Toboggan

« le gogoggan, c’est chouette! »
Tel fut le résumé de ta 1ère visite dans cette maison fraichement acquise, notre maison. Alors c’est tant mieux.

gogoggan

On est au mois de Mai. Quoi de neuf ?

Dernièrement…
tu commences à sauter. Sauter sur place, sauter des trottoirs. C’est marrant, ca te plait bien.Tu le fais quand tu es en forme (excitée?).  Avant, tu faisais le geste, tu mimais, mais tes pieds ne bougaient pas de parterre. 
Et puis tu répètes une bonne partie des phrases que tu entends. Même quand on ne te parle pas directement, tu écoutes les phrases, et tu repètes certains mots.
Autre chose : on a eu la même réaction l’autre jour avec ta maman, quand tu es arrivée à monter toute seule sur le grand toboggan qui est dans le parc, à coté de chez nous : tu es grande. C’est dans ce parc que tu t’es tenue debout toute seule pour la 1ère fois. Au début, chacun des jeux était trop grand pour toi. Et voilà que tu arrives toute seule sur le dernier des jeux qui te resistait. Fichtre.

Prochainement…
Le déménagement. On déménagera dans moins de 2 mois. Pas mal de changements en prévision. Cela nous fait un peu peur pour toi, même si au final on sait que c’est vraiment pour le meilleur. Je me dis qu’à terme, tu en viendras même à oublier l’endroit où l’on est aujourd’hui. N’empeche, en attendant, il te faut changer d’univers, de chambre, de maison, de crèche, de copains. Cela me coute un peu. Cela me tarde que l’on s’installe là bas ensemble tous les 3.  Que tu te balades tranquillement dans l’appartement, que tu ais ton univers…et ta balancoire.

les petits rituels

On a nos petites habitudes. Depuis que tu es toute petite, on en a crée quelques unes. Parce qu’on nous l’a conseillé (pour que tu prennes tes repères), et parce que cela nous plait. Aujourd’hui, tu participes à ces petits rituels. Des choses toutes bêtes. Le soir quand je rentre du travail, tu viens me voir à la porte, tu redemandes ton bisou si je le fais trop rapidement. Juste avant que tu ne t’endormes le soir, je te raconte pourquoi tu dois faire dodo, et ce qu’il se passera le lendemain matin. A force, tu dis les mots avec moi. Le soir aussi, tu t’assoies sur nos genoux pour une dernière histoire avant le dodo. Tout ça. Et pleins d’autres choses qui sont invisibles pour les autres mais qui ont plus que leur importance dans notre vie à nous 3.

les mots magiques

Cela fait quelques fois que tu sembles le dire, mais je ne l’ai vraiment entendu que ce soir. En te couchant, tu nous as regardé, Armelle comme moi, chacun notre tour, et tu nous as dit « jetaim ». En un seul mot. Ca fait bizarre. Ca fait immense et en même temps on ressent tellement la même chose.
Je me suis retrouvé un peu à court j’avoue. Et moi qui n’a pas franchement avancé sur l’extériorisation de ces mots depuis pas mal de temps. Mais c’est comme pour tout, tu me remues.

Petit beurre

Depuis le début, tu manges les petit beurre par les oreilles.  Et ca, ca m’impressionne. Je ne savais pas que c’était inné :o)

question vocabulaire

Je ne sais pas trop comment définir la période du moment. On communique beaucoup. J’ai lu il y a peu qu’il fallait que tu arrives à 100/150 mots de vocabulaire environ afin de pouvoir commencer à combiner plusieurs mots. C’est ce que tu fais ces jours ci. C’est chouette, j’ai l’impression que l’on se comprend mieux, plus rapidement. Tu parcours ton imagier en connaissant tous les mots. Ca m’impressionne à chaque fois. Tu papotes tout le temps. A la crèche aussi, tu comprends les noms de tes copains maintenant, alors quand je parle d’eux le soir, tu me fais un gros sourire dès que tu reconnais un prénom.

Ajoutons à ça quelques petites autres choses :
– le fait que tu ais compris que tu pouvais nous prendre la main pour nous tirer quelque part. Quand on est assis sur le canapé, tu nous amènes où tu veux, pour aller jouer, pour sortir, pour aller dans ta chambre avec toi. Tu en profites.
– le fait que tu cours et sautes toute la journée pour t’amuser
– le fait que tu montes et descende les escaliers debout, comme les grands.

Alors il n’y a pas une journée ou les mots « qu’est ce qu’elle est grande! » ne parcourent pas mon esprit.