En voiture (suite)

Une semaine sans toi, alors quand on se retrouve, ca papote sec sur le chemin du retour. Tu comprends mes questions, me réponds, m’en poses d’autres.
Parmi d’autres:

« papa arrête! »
(j’arrête la musique)
« papa, quand j’étais petite, j’étais tranquillement dans le siège, je dormais, et c’est tout. Tu peux remettre papa! »
(je remets la musique)

(on parlait du fait que tu étais allée dans la ville ou habitait papy Jacques)
« on a pas mangé chez papy Jacques, il était encore au ciel »

« c’était bien ma lili? »
« c’était estraordinaire papa! »

petitouinouin, volume 2

Je viens de relire d’une traite ces deux années passées ensemble, tous les 3.
J’y ai vu beaucoup de sourire, toi qui grandis à vue d’œil, un papa gâteux et un peu mièvrerie aussi je l’avoue, et beaucoup d’amour surtout. S’il ne fallait retenir qu’une chose, j’aimerai que ce soit celle là : beaucoup d’amour.

1ère écho

Nous sommes arrivés à 2 mois et demi, jour de la 1ère vraie rencontre. Moi qui me préservais jusque là, je me suis pris l’échographie en plein dedans. J’ai été réellement ému, j’aurai du redécouvrir, mais j’ai découvert : le profil qui se détache, les formes que l’on distingue, celles que l’on nous explique, tes 6cm de haut, et puis le coeur qui bat. Je pense que ca doit être une valeur sûre de médecin pour faire fondre les parents, ça. On était la main dans la main avec Armelle, comme de jeunes parents.
Depuis le début, j’ai été anxieux et impatient, bizarrement. Cela s’est quelque peu calmé, c’est en tout cas revenu à des niveaux raisonnables.
Après quasiment 2 mois de nausées pour ta mère, on sait que tu vas bien. Alors on espère pour la suite. On commence à réfléchir aux choses, organiser, prévoir, etc, etc…A suivre…

dans le désordre…

– tu kiffes les sorcières, celle du film Kiki la petite sorcière, celles dans les livres, dès qu’il y en a une quelque part, il faut qu’on te lise l’histoire.

– Je me dis des fois qu’il faut que je fasse un billet sur les moments ou tu es relou, les moments où on se fachent. Mais j’en suis incapable ce soir, je ne m’en souviens d’aucun.

– en ce moment, quand tu apprécies quelque chose, tu nous le dis. « c’est chouette de faire du poney papa maman », tout ça. Alors on se dit à chaque fois que c’est chouette nous aussi.

– on est partis en vacances ensemble, et en te voyant sur la plage, je me suis dit que tu étais comme ta maman, que tu avais simplement besoin de soleil pour aller bien.

– dans 2 semaines, tu entres à la maternelle. J’ai l’impression que tu rentres en fac. Je n’aurai jamais cru ça, ‘avant’. Quand ils disent qu’il faut se préparer à la rentrée, je pense qu’ils parlent pour les parents.

– à chaque fois que je relis cette citation dans le bouquin de ta maman, « élever un enfant, c’est lui apprendre à se passer de nous », je me dis que j’ai encore du boulot.