Au retour des vacances d’hiver, ta nounou nous a dit « on va bientôt pouvoir passer aux culottes ». On en a presque été étonnés. Pour le moment, on te poussait à nous dire quand tu avais envie, on faisait ça depuis pas mal de mois maintenant, mais sans franchir le cap. Pas tant que l’on avait pas le ok de ta nounou de tous les jours.
Et le week end dernier, zou, on a franchi ce fichu cap. On est passé aux culottes, on t’a expliqué que tu étais devenu grande, et que les couches, c’était pour les bébés. On est jeudi soir, et il n’y a pas eu d’accident pour le moment. Quelques frayeurs, mais pas d’accidents. Alors je me dis qu’effectivement, tu étais prête. Qu’effectivement, tu n’es plus un bébé. Qu’effectivement, tu as grandi.
Une semaine au ski
On ne s’arrête plus ! Après une 1ère expérience au ski pour le nouvel an, nous voici repartis là bas 1 semaine avec la petite famille de Karim, et Tristan. Une semaine en communauté. Une semaine au rythme cool (pour les enfants) du ski : neige le matin, sieste l’après midi, et jeux/disney après.
Et au final, on se rend compte que même si tu fais un peu de ski entre mes jambes, même si tu as fait pas mal de luge, ce que tu préfères, c’est jouer dans la neige, n’importe où. (et boire du jus d’orange au bar).
Et puis cette semaine là, il y a aussi eu toi et Ismael. Une semaine pour se découvrir, se chercher sans cesse, se piquer les jouets et les crayons…et le réclamer dès qu’il partait 2 minutes.
Ta langue au chat
« je voudrais un petit chat, papa, s’il te plait ».
Je ne m’y attendais pas à celle là. Pas aussi direct, pas aussi bien demandé. J’avais bien vu que depuis quelques temps, tu essayais de caresser les chats (après avoir passé 2 ans à les fuir, et à hurler dès que tu en voyais un). J’avais bien remarqué que tu me parlais de chats + que d’ordinaire. Mais je ne savais pas que tu avais compris tout ça, les animaux, le principe d’en avoir. Que tu avais compris ton envie.
Et bizarrement, là où j’avais toujours ressenti le besoin de me passer d’animaux, je sais que j’en prendrai facilement une portée pour toi.
ta musique
Quand tu étais toute petite, on nous a offert 1 cd de comptines. Puis 2, puis 3. On avait essayé de te les faire écouter, mais tu étais trop petite. Jusqu’à ce que l’on se rende compte que ca te calme en voiture. Alors on a pris l’habitude. Puis tu nous l’a réclamé, 1 fois, plusieurs fois, presque tout le temps. « les chansons de lili, papa! ».
Le 1er morceau que tu as écouté en boucle, c’était « sur le pont d’Avignon » et « gugus avec son violon ».. Puis il y a eu « pirouette cacahouète » (11 fois d’affilé un jour, mon record d’endurance). En ce moment, c’est plutôt « les petites poissons dans l’eau ». Au début, tu souriais quand tu reconnaissais le morceau, je le voyais dans le rétroviseur. Puis maintenant, tu les chantes. En voiture, comme partout. Des comptines, Anne Sylvestre, la BO de la belle et la bete, tout ça.
Dès que l’on essaye de les chanter par contre, là tu n’aimes pas et tu nous dis clairement « non papa! » (valable aussi en « non maman! »).
J’aime bien que tu aimes tout ça.
tes petites phrases
On est dans la voiture, tu me parles, je conduis. D’un coup tu t’arrêtes et me dis : « hé! papa! tu m’écoutes? ».
Je suis surpris devant tes débuts(?) de spontanéité.
Etre propre (ou ne pas être propre)
Tu as 2 ans et demi, tu n’es pas « propre », et on commence à me faire comprendre que tu n’es pas en avance sur le sujet. Cela fait quelques temps (6 mois?) que tu vas sur le pot de temps en temps, quand tu en as envie, quand on a la tranquillité nécessaire pour t’apprendre le geste. Mais nous n’avons jamais passé le pas.
Le temps passe, les autres y passent (ton cousin Martin), l’école arrive d’ici quelques mois, alors on va s’y mettre.
Mais je dois avouer qu’au delà de l’apprentissage, de ses probables accidents, c’est aussi le symbole que tu n’es plus un bébé. Tu avances, tu grandis, et il faut ce genre d’étape pour me rappeler que tout ça passe bien vite.
Le langage à 2 ans et demi
En ce moment, je suis assez stupéfait des progrès que tu fais point de vue langage.
Je te pose les même questions, régulièrement, depuis que tu es toute bébé. Bien avant que tu ne saches parler, je te demandais déjà le soir « tu vas bien? Comment était ta journée? ». Depuis quelques temps, tu me répondais des « oui », pour me montrer que tu comprenais, ou des automatiques « [j’ai fait] de la pate à modeler ». Mais tu était limitée à ces quelques mots.
Alors que depuis quelques jours, quelques semaines peut être, tu organises tes vraies réponses à mes questions. Tu me racontes des bribes de ta journée, ce dont tu te souviens. Ce que tu as mangé, les jeux auxquels tu as joué, tes relations avec les autres (« Manon elle chouine, elle chouine »). Evidemment, on fait tout ca avec toi, on t’aide, on fait les transitions, le contexte, mais tout est là, précis, dans tes phrases, dans tes envies.
Cela me fait penser à toi
les yeux de son enfant, c’est le miroir d’un père
vous 4 mes petits princes, mon cœur est votre empire