le jour d’avant ?

Elle est allée voir le médecin aujourd’hui, visite de contrôle. Et la gentille madame Ménard a été claire : ça y est, ça commence. Ca arrivera demain ou le jour d’après. Le RDV est pris, demain matin à 7H50 à la clinique, pour voir comment ça a évolué cette nuit. Si ça a bougé un minimum, on s’installe là bas.

Armelle m’a dit ça ce midi, alors que j’étais en formation. J’ai eu un moment de flottement indéfinissable. Je vais aller avec elle demain matin. A la place du reste.
Non, mais sinon, je suis censé devoir dormir cette nuit? vraiment?

all we do is stand there

Je me dis qu’évidemment, le temps s’allonge. Qu’évidemment, étant donné le fait que j’ai écrit il y a 5 jours, il y a des chances que cela soit arrivé d’ici à la prochaine fois où j’écrirai. Peut être. Je me dis qu’évidemment, plein de choses me touchent en ce moment, dans ce que je lis, ce qu’on me dit, ce que j’écoute. Je me dis qu’évidemment, il faut que je vous parle de l’attente, du rien, du vide. The space between. C’est tout ce que je vis ces jours ci. Evidemment, plus j’y pense et plus je me dis que cette situation est incroyablement banale. Mais c’est à moi qu’elle arrive aujourd’hui. C’est bizarre tous ces sentiments exacerbés, j’ai l’impression d’être une femme enceinte.

L’éternité

L’éternité c’est long, surtout vers le fin.
Ben là c’est pareil. Coincé entre les réactions récurrentes des gens autour (« pas encore accouché?? ») et la réalité concrête (=rien), une certaine forme d’impatience se propage peu à peu. En définitive, tout est normal, puisque le terme n’est que le 6/6. (tiens, heureusement que l’on est en 07, une 3eme 6 aurait fait mauvais genre!). Et le 6, ce n’est que dans…13 jours! (tiens, encore un signe??).
Mais apparemment, lorsqu’on a un ventre gros comme celui d’Armelle, les dates de terme ne fonctionnent plus : les gens veulent l’accouchement, là, maintenant, tout de suite. Soit.

Une période bizarre, évidemment. On sait que cela va changer bientôt, que TOUT va changer ou presque pour nous. Et pourtant, rien pour le moment.
Alors je continue à bosser, comme si de rien n’était. Enfin j’essaye.

Ma vie sans moi

Au début de la grossesse, je me souviens avoir parlé avec Karim, et je lui demandais « mais comment ca se passe à la fin? tu te retrouves à avoir tout acheté, tout préparé, la chambre est prête et tout, mais il te manque une seule chose…Le bébé? c’est ca? Tu dois avoir l’air couillon… »

Ben voilà, c’est donc ça.

Halala…

Extrait d’une conversation téléphonique hier soir :

– Alors, c’est pour dans 15 jours??
– Heuu, non. C’est pour dans 1 mois, sauf que le médecin a dit qu’elle aurait surement 1 semaine d’avance. Et que j’ai fait ce calcul il y a 1 semaine.
*reflexion*
Haaaaa…..ouais…..

:o)

le chapitre d’après

Au final, je lis pas mal de bouquins de maternité, petit à petit. Et je lis les bouquins dans l’ordre. Si, si. Quand c’est le mois 2, je lis le chapitre mois 2, et je ne zieute pas le 3. Oui, je suis sage (qui a dit con?).

Et donc là, c’est l’heure, j’ai quitté les chapitres « mois 9 » pour me rendre compte que ce n’était pas la fin des bouquins, bien au contraire, il y a toute une nouvelle partie « accouchement ». Et j’ai lu ça hier soir. J’ai trouvé intéressant et tout. Sauf que.

Sauf que…J’ai pas dormi de la nuit. En fait, je crois que j’ai passé la nuit à vivre tout ce que j’avais lu. Je me reveillais chaque fois avec des mots aussi classes que « périnée » ou « contractions » en tête. Je me reveillais en sursaut, et pour cause, je pense que j’ai participé à + d’accouchements cette nuit que l’hopital où on va accoucher en 1 an.
C’est + fatiguant qu’on ne l’imagine la lecture en fait…

Jamais 2 sans trois

Lundi, 3ème et dernier cours de préparation à l’accouchement. Le programme me laissait craindre le pire (suite de couche, etc), mais en fait…ça a été. Certains diront que c’est parce qu’il faisait moins chaud, d’autres préfèreront croire qu’ils arrivent à vaincre leurs démons.