Les petites histoires

Le soir, avant de t’endormir, on te raconte une histoire. ou 2. Ton but à toi, c’est que cela dure le plus longtemps possible, alors tu as trouvé le truc avec moi, tu passes ton temps à m’interrompre. Pas n’importe comment hein, tu choisis tes coupures soigneusement. A base de « tu sais papa…..? » suivi d’une histoire qui dure 3 plombes, ou de questions diverses et variées sur l’histoire, type « mais pourquoi papa? » avec l’air convaincue. Alors certains soirs, je me laisse prendre et on part dans d’autres contrées, où je me retrouve à t’expliquer la différence entre les humains et les animaux, à t’écouter me raconter ce que t’a dit Amber à l’école, ou simplement t’expliquer pourquoi le petit chaperon rouge est sortie du ventre du grand méchant loup grâce à son aiguille (…). Ce qui m’amuse, c’est que j’ai mis du temps à cerner ton petit jeu.

la rupture

*l’air sérieuse* :
« papa, ben Clément…c’est plus mon amoureux. »
« ha? pourquoi? »
« il a choisi Ingrid! »
« ha! »

Alors je te dis que c’est pas grave, je t’explique que tu pourras avoir tous les amoureux du monde, que c’est toi la plus jolie de toutes façons.
Tu as 3 ans, et je me surprends à être triste pour toi. Même si cela m’effraie un peu pour la suite, j’avoue.

Le mot du soir

Je te parle des membres de la famille, ici de tes grands parents, et je dis comme pour les autres, qu’il est important de leur dire je t’aime. Tu ne sais pas encore pourquoi, mais je ne pense pas que ce soit une mauvaise habitude. Je te parle comme à une grande fille ces moments là, et j’ai l’impression que tu comprends. Et puis il y a ce moment magique, où tu me cloues le bec et tu me dis « papa, je t’aime ».

Tes mots.

Je mets ton collier autour du front, calé sur les oreilles, pour faire le bête. Et toi qui me sors : « mais c’est radicule papa! ». Alors moi, je rigole.

Un gouter d’anniversaire

un gouter, mais pas n’importe lequel, c’était ton 1er gouter d’anniversaire, chez un copain de ta classe.

un copain, mais pas n’importe lequel, c’était chez Clément, ton « amoureux ». Carrément. Et tu me le précises à chaque fois. « c’est mon amoureux papa! ».

Alors quand tu m’as montré ton carton d’invitation pour sa fête d’anniversaire, j’étais ravi, indépendamment du fait que j’ai mis 10 secondes à encaisser les différents éléments.

C’était aujourd’hui, et tu étais excitée comme une puce. Impossible de faire la sieste, super relou, bref, excitée. Au final, ca a eu l’air de t’avoir plu. Évidemment, tu as fait ta timide en arrivant, et puis tu étais revenue à fond quand on est repassé te chercher en fin d’après midi. Évidemment, tu es une petite fille de 3 ans, alors Clément ou pas, tant que tu peux courir/sauter/crier, jouer avec les autres, faire de la balançoire et manger des bonbons, tu es bien heureuse.