Les moments minuscules

La différence sera difficilement perceptible ici, mais je kiffe ces moments. Ces moments avec Clarence car il est + alerte, tu réagis à nos bêtises, nos coucous, nos petits jeux. C’est du tout simple : on dit non de la tête, on te fait des prouts sur le ventre, mais ce sont nos 1ers rires ensemble, alors ça n’a pas de prix (pour tout le reste, il y a…). Alors je kiffe. Et puis il y a les moments d’endormissements ou de réveil, ou tu sembles content d’aller te reposer, ou de nous retrouver. On est bien, on partage ça avec toi.

Et je kiffe aussi ces moment avec Lili, faits d’explications sur des choses sérieuses autant que d’émerveillements. Alors quand tu veux que je reste avec toi jusqu’à temps que la Bête se re-transforme en prince, je reste. Parce que je sais que tu as peur, un peu. Et puis au détour de la 1ère lecture de ce livre acheté il y a longtemps déjà, de merveilleuses mini conversations et déviations :

moi : « ce livre présente les gens qui ont des visions opposées sur… »

toi : « c’est quoi opposé? »

moi : « ben, heu..c’est quand on a pas le même avis. Par exemple : toi tu n’aimes pas le reglisse, et maman elle aime bien. »

toi : « ha oui…on pourra racheter des bonbons? Les réglisses je les mangerai pas, mais tout le reste oui… ».

Ces petites choses

Tu parles fort, souvent, pour ne pas dire tout le temps. On te le dit, tu dis ‘oui’, et la phrase d’après tu recommences. Alors tu nous casses les oreilles, ou tu réveilles ton frère. Ou les 2. Il est difficile d’imaginer cela au quotidien, 30 fois par jour. Il faut que l’on te répète 30 fois les choses pour que tu les fasses. Quelques fois, on te demande de t’habiller mais tu as envie de jouer alors tu jettes les affaires ou tu habilles tes peluches, ou tu mets tes affaires à l’envers. Ou toute autre idée saugrenue qui te passe par la tête à ce moment là. Tu me sautes sur le ventre, souvent, et ca me tue le bide à chaque fois. Tu me tires, tu me pousses, tu t’accroches, tu cries. Tu pètes la forme de 7h le matin à 22h le soir. Tu fais ton bazar, tu danses, tu cours, ou que l’on soit, et encore plus depuis qu’il y a ton frère qui te regarde. Cela nous crève, cela me crève.

Toutes ces petites choses, c’est réellement ce qui me fatigue le plus avec toi. Et en même temps, ce sont ces choses qui m’émerveillent le plus chez toi.

2ème rentrée / 1ère rentrée

5 septembre, la rentrée. En 2 étapes.

Ce matin, il y a eu la 1ère rentrée de Clarence, à la crèche collective. On a découvert les lieux, et ta référante, Colette (il m’a paru un peu hatif de faire la blague : « qui pue qui pète qui a le nez comme une trompette », mais j’y ai pensé). Au bout de 6 mois de vie fortement partagée avec ta maman, tu vas commencer le rythme scolaire. Ca va faire bizarre. Le seul truc qui me rassure, c’est de me dire que ta sœur a débuté ce même parcours beaucoup plus jeune (à 3 mois). 15 jours d’adaptation à venir, puis temps plein. A découvrir pleins de choses, avec d’autres petits.

Puis cette après midi, la rentrée en moyenne section pour Lili. Retour à ton école, retrouver tes copains. On attendait devant l’école, tu reconnaissais tes copains, tu leur disais bonjour. Certains sont dans ta classe, d’autres non. Tu étais fière et excitée d’y retourner. La 1ère demi journée semble s’être très bien passée. Nouvelle maitresse, mais même maitre (1j/sem) que l’année dernière. Et comme l’année dernière, tu ne parles pas trop de ce que tu fais la journée pour le moment, mais cela viendra par la suite je pense.

Et comme d’hab, ces rentrées sont des moment délicieux pour les parents, mais des petits coups de massue quand même aussi. On voit que tout ça évolue vite, que vous avez grandi. Et à peine remarqué, la rentrée mène déjà le pas vers d’autres évolutions.

Les petites phrases

quelques petites phrases notées, ici et là:

« je suis gauchère de la main gauche »

—-

Pourquoi tu t’es fait mal ou?

—-

(assise sur ton tabouret, au moment du repas)

Tu peux me déprocher?

—-

– Je fais star avec mes lunettes de soleil.

(étonné que tu connaisses le mot:) – c’est quoi une star?

– Quelqu’un avec des lunettes de soleil.

pas faux

—-

(ta maman est au téléphone, tu me questionnes:) – C’est qui?

– C’est Mathias

– C’est qui ta Tias?

Une petite danse

Quelques clips, et vous vous mettez à danser comme des fous devant Ciara ou Justin. J’essaye désespérément de faire une photo nette, puis j’abandonne, vous bougez trop vite.

Les vacances

Quelques vacances ensemble. De grandes vacances pour vous 3, ensemble toute la journée depuis début juillet, et puis quelques vacances tous les 4 aussi. Et pleins de choses pour vous. Plein de famille qui passe, stagne et repart. un premier séjour en camping à Annecy. Un dodo sous la tente. De la mer, beaucoup, du lac, de la piscine. Des cousins. Pleins de moments avec votre cousin Martin, un peu avec votre cousine Fleur. De l’escalade, du trampoline, du manège, des bêtises, des glaces, bref, des vacances.

Ces traces sur mon bras

Il m’aura fallu du temps pour écrire ce billet. Et un peu de calme aussi. Il est pour vous, et étrangement, je le fais quand vous n’êtes pas là, près de moi.
Je voulais vous expliquer pourquoi j’avais mis vos noms sur ma peau. La volonté, à l’origine. J’avais 2 idées en tête, j’ai 2 idées en tête. Toutes bêtes.

La première, c’est que vous ferez toujours partie de ma vie. Il y a peu de choses pour lesquelles on peut se dire ça réellement, alors c’est important. Je sais qu’à partir de votre naissance (et même un peu avant, j’avoue), vous êtes entrés dans ma vie, et cela me marquera jusqu’au bout. J’ai beaucoup réfléchi à la question, à toutes les possibilités, et le constat est le même au final. Quoiqu’il arrive. Quoiqu’il arrive. Alors en faire une marque, c’est raisonnable en fait.

Et puis l’autre idée, c’est que je veux être fier de voir ces prénoms. Je les vois quand je suis en face à face devant la glace, et ils me renvoient à vous. Je me dis qu’en cas d’engueulade par exemple, si j’ai été assez con pour laisser des raisons se mettre entre nous, alors cette marque me rappellera combien vous êtes importants pour moi, et combien toutes ces raisons sont bidons.

Voilà. Alors si à un certain moment de votre vie, vous trouvez ça naze et que ça craint, soyez indulgent avec votre vieux père, et dites vous qu’il en est fier quand même.