Nous sommes le 11 Avril, tu as 2 mois aujourd’hui. 2 mois, c’est énorme, et ça passe comme un claquement de doigts. Tu en es où à 2 mois? Tu prends des biberons de grands, 210ml s’il vous plait. Tu manges bien, même si tu as quelques problèmes de digestion. Tu dors bien la journée, moins bien la nuit. Tu es pas mal expressif, à sourire à ta soeur dès que tu la vois, à nous sourire aussi des fois à nous, simples parents. Tu areuh-tes pas mal, pour t’exprimer, comme quand tu es content. Enfin, c’est comme ça qu’on l’interprète. Et puis tu commences quelques vocalises.
Le matin, ta maman te met sur ton tapis d’éveil, elle ouvre les volets, et tu sembles bien. Tu regardes dehors, tu t’agites, tu vocalises.
Tu prends souvent ton bain avec ta soeur, vous semblez apprécier ça tous les 2.
Bon, et puis il y a les nuits aussi. Les nuits toujours, fatigantes pour nous, et pas super pour toi. Tu te réveilles 1 à 2 fois en pleine nuit, par faim. Et puis quand tu as mangé, tu te rendors…ou pas. A suivre.
Catégorie : Pour Lui
un moment
A certains moments, les choses sont simples.

Nos nuits sont plus longues que vos jours
Les nuits évoluent. Je dois avouer que cette semaine nous a terrassé tous les 2, ta mère et moi. Semaine perso chargée, semaine pro blindée, tes nuits blanches au milieu. Alors quand vendredi soir, au bout de 1 mois et demi, tu as dormi une bonne partie de la nuit, je dois avouer que l’on a rien compris. On s’en est rendu compte en discutant, chacun pensant que l’autre avait assuré pendant la nuit. « mais tu t’es pas levé à 1h? ». « mais tu lui as pas donné de bibi à 5h? ». « non ». « non ». Cool…
1 mois
1 mois est passé. Ton 1er moisiversaire. Ca passe vite. Super vite. Beaucoup plus, depuis que j’ai repris le travail. Les choses suivent leurs cours, tu es + réveillé, réactif aux choses. Tu as fait tes 1ers arheu qui sont parfaits. Tu manges +. Tu pleures le soir, par fatigue. En fait, seules les nuits n’évoluent pas. Tu réclames toujours toutes les 3 ou 4 heures. Et puis surtout, une fois sur 2, tu n’as pas la tête à dormir. Alors il faut te bercer, rester près de toi. J’avoue, c’est ta maman qui s’y colle depuis mon retour au taff. Elle t’accompagne dans tes nuits, aussi motivée que fatiguée. On se demande tous les 2 comment ca évoluera, et quand. Alors en attendant, on est là.

15 jours après
15 jours passés ensemble, tous les 4, à quelques instants près. 15 jours passés très rapidement. On apprend à se comprendre, Clarence et nous. On cherche (je cherche?) à trouver une routine qui n’existe pas. On a l’impression d’être overbookés, cela nous fera surement rire avec le recul.
Quelques biberons (et les couches qui vont avec), quelques jeux, de mini sorties, de la visite de la famille, des amis. Un anniversaire. Et des tonnes de petits dodos.



la journée du 11 Février
Ça a pourtant commencé comme une journée + que normale : je suis parti au taff, Armelle restait à la maison, et la petite à l’école.
Je savais qu’elle allait voir le médecin, pour des résultats d’analyse. Je savais qu’il y avait un risque que l’on déclenche tout ça plus tôt, mais plus tôt, cela ne me semblait pas encore aujourd’hui.
A 13h, elle me téléphone. Je suis chez Leroy Merlin à faire une course. Oui, c’est à noter, le jour de ton arrivée au monde, j’étais chez Leroy Merlin. Elle me dit qu’ils vont déclencher l’accouchement aujourd’hui, qu’elle part pour la maternité.
Je suis là au téléphone, et j’ai l’adrénaline qui monte. Elle me dit que j’ai le temps, mais je suis speed. Je rentre au boulot, je mange en 2mn38, je remplis ma feuille d’absence en tremblotant, et je la laisse sur le bureau de ma chef avec un post it sur lequel je dessine un gros smiley. C’est encore la pause, les bureaux sont déserts, je file.
Je vous passe la route, le fait que j’avance trop vite alors que tout avance trop doucement.
14H33 : J’arrive à la maternité, elle est dans la salle de travail, à attendre. La sage femme qui s’occupe de nous dit que cela va se déclencher, petit à petit. Elle nous parle de plusieurs choses, fait plusieurs tests, je me retourne plusieurs fois, je ne pense pas tout comprendre mais ca tombe bien je ne le souhaite pas.
15h17 : 4cm
17h : 6cm
On discute, de tout, de rien. On accompagne le temps pour qu’il passe, ou bien on discute simplement en oubliant le reste. On pense un peu à ce qui va arriver, en en rigolant, même si cela nous fait un peu peur. Même si on est impatients.
17H46 :8cm
La sage femme passe dans la chambre, puis dit « oulà, il faut que j’appelle le médecin ». Ca y est, ca arrive. Branle bas de combat pour eux comme pour nous. Ils s’affairent à tout préparer, elle s’affaire à se préparer à pousser, je m’affaire à ne pas tomber dans les pommes. Vu le 1er et seul accouchement auquel on a assisté, on s’attendait à repartir pour un moment guerrier, dur. Et en fait, non. Cela n’a pas été loin du contraire. L’accouchement en lui-même a été un moment très tendre. Les phrases de la médecin et de la sage femme, chuchotées, rassurantes. Moi qui lui tenais la main et la nuque. Elle qui faisait tout le travail. Elle pousse, et le bébé sort. La médecin lui pose sur le ventre. Je coupe le cordon. Il est tout visqueux et violet, et moi je l’ai trouvé beau. J’étais foutrement ému. On était foutrement émus.
L’accouchement en lui-même a été très court, 1/4 d’heure je pense. On est déjà au bout, et j’ai du mal à le croire. Il y a mon fils, là sous mes yeux. J’ai un fils. On est tout sourire tous les deux. Pendant la pesée, pendant le 1er biberon, pendant qu’il dort, pendant qu’on nous dit je sais pas quoi.
Je sors annoncer la bonne nouvelle à tous ces gens qui ne l’attendent pas. Je pense au fait que le 1er coup de fil que j’avais passé quand Lili est née, était pour mon grand père. Ca me rend un peu triste. Mais le fait d’entendre les « c’est pas vrai??? » à l’autre bout du fil me fait sourire.
Je rentre à la maison, et je me sens exténué. Pourtant, je ne suis pas celui qui a produit la plus grande part du boulot aujourd’hui. Je rentre, la baby sitter est là pour garder Lili. Je rentre et je suis tout sourire. Je vais voir ma fille, et je me dis que je lui annoncerai demain.
Le monde…
…voici Clarence.
Clarence : le monde!


Sentiment
Même si on doit encore apprendre à se connaitre, je dois avouer ressentir une irrésistible attirance pour ce bébé.