Les 1ères fois

A quelques jours/semaines d’écart, 2 1ères fois pour Clarence :

– Ton 1er mot, ce matin. C’était un dérivé entre « mama » et « maman ». C’était clair, et précis.  Je te tenais dans les bras, on quittait la cuisine où Armelle se tenait. Tu regardais ta maman s’éloigner, et tu as semblé l’appeler. Ça m’a fichu une petite tape d’émotion derrière la tête, et à ta maman aussi.

– Tes 1ères dents. Tes 2 1ères dents qui poussent, en bas, au milieu. Depuis le temps que cela te travaillait, c’est tant mieux. Elle apparaissent bien maintenant, même si elles sont encore loin d’être totalement sorties. Alors j’ai mis mon doigt dans ta bouche pour vérifier, et Armelle aussi, et Lili aussi :o)

2 petites étapes. 2 grands moments pour nous.

Les moments minuscules

La différence sera difficilement perceptible ici, mais je kiffe ces moments. Ces moments avec Clarence car il est + alerte, tu réagis à nos bêtises, nos coucous, nos petits jeux. C’est du tout simple : on dit non de la tête, on te fait des prouts sur le ventre, mais ce sont nos 1ers rires ensemble, alors ça n’a pas de prix (pour tout le reste, il y a…). Alors je kiffe. Et puis il y a les moments d’endormissements ou de réveil, ou tu sembles content d’aller te reposer, ou de nous retrouver. On est bien, on partage ça avec toi.

Et je kiffe aussi ces moment avec Lili, faits d’explications sur des choses sérieuses autant que d’émerveillements. Alors quand tu veux que je reste avec toi jusqu’à temps que la Bête se re-transforme en prince, je reste. Parce que je sais que tu as peur, un peu. Et puis au détour de la 1ère lecture de ce livre acheté il y a longtemps déjà, de merveilleuses mini conversations et déviations :

moi : « ce livre présente les gens qui ont des visions opposées sur… »

toi : « c’est quoi opposé? »

moi : « ben, heu..c’est quand on a pas le même avis. Par exemple : toi tu n’aimes pas le reglisse, et maman elle aime bien. »

toi : « ha oui…on pourra racheter des bonbons? Les réglisses je les mangerai pas, mais tout le reste oui… ».

2ème rentrée / 1ère rentrée

5 septembre, la rentrée. En 2 étapes.

Ce matin, il y a eu la 1ère rentrée de Clarence, à la crèche collective. On a découvert les lieux, et ta référante, Colette (il m’a paru un peu hatif de faire la blague : « qui pue qui pète qui a le nez comme une trompette », mais j’y ai pensé). Au bout de 6 mois de vie fortement partagée avec ta maman, tu vas commencer le rythme scolaire. Ca va faire bizarre. Le seul truc qui me rassure, c’est de me dire que ta sœur a débuté ce même parcours beaucoup plus jeune (à 3 mois). 15 jours d’adaptation à venir, puis temps plein. A découvrir pleins de choses, avec d’autres petits.

Puis cette après midi, la rentrée en moyenne section pour Lili. Retour à ton école, retrouver tes copains. On attendait devant l’école, tu reconnaissais tes copains, tu leur disais bonjour. Certains sont dans ta classe, d’autres non. Tu étais fière et excitée d’y retourner. La 1ère demi journée semble s’être très bien passée. Nouvelle maitresse, mais même maitre (1j/sem) que l’année dernière. Et comme l’année dernière, tu ne parles pas trop de ce que tu fais la journée pour le moment, mais cela viendra par la suite je pense.

Et comme d’hab, ces rentrées sont des moment délicieux pour les parents, mais des petits coups de massue quand même aussi. On voit que tout ça évolue vite, que vous avez grandi. Et à peine remarqué, la rentrée mène déjà le pas vers d’autres évolutions.

Les vacances

Quelques vacances ensemble. De grandes vacances pour vous 3, ensemble toute la journée depuis début juillet, et puis quelques vacances tous les 4 aussi. Et pleins de choses pour vous. Plein de famille qui passe, stagne et repart. un premier séjour en camping à Annecy. Un dodo sous la tente. De la mer, beaucoup, du lac, de la piscine. Des cousins. Pleins de moments avec votre cousin Martin, un peu avec votre cousine Fleur. De l’escalade, du trampoline, du manège, des bêtises, des glaces, bref, des vacances.

6 mois

C’est les grandes vacances, et tu as eu 6 mois. C’est pas rien. Le début de pas mal de choses même.
A quoi tu ressembles à 6 mois? Tu fais tes nuits (on survole un peu le sujet, mais grossièrement, tout est là), tu continues les bib et tu as débuté en parallèle les petits pots depuis 1 bon mois.Tu manges sans problème, plutôt glouton.
Tu gazouilles, toujours de manière plus précise. Des gazouillis abstraits nous sommes passés aux syllabes. Tu sembles dire des choses, tu mets des syllabes bout à bout, comme des mots…même si ça n’en est pas. Tu souris souvent, et tu rigoles aussi. Dès que tu vois ta soeur, ça marche à tous les coups. Elle peut jouer avec toi ou simplement se gratter le pied, et toi ça te fait sourire. Vous vous parlez des fois tous les 2, vous semblez vous comprendre.

Point de vue mouvement motricité, tu pousses sur tes jambes depuis pas mal de temps, tu veux toujours être debout. Alors on te met sur nos genoux et…tu nous laboures les jambes. A tout le monde, sans exception. Depuis peu, tu tiens bien assis, et cela semble te plaire. Alors on te met par terre à jouer avec tes petites peluches, ou sur la chaise haute quand on mange. Tu attrapes aussi les jouets et tout ce que tu vois, depuis peu avec précision.

Et les dents, bien sûr. Ces satanées dents qui travaillent depuis 2 mois déjà, alors tu mordilles tout, mon doigt, tes peluches, les cuillères. On attend, ensemble, qu’elles pointent le bout de leur nez.

La petite sieste

On était chez vos grands parents ce week end. Il faisait très chaud, et à l’heure de la sieste, tu ne voulais pas dormir. Seul dans la chambre, tu pleurais à gorge déployée. On revient te voir, remettre la sucette, une fois, deux fois, trois fois, 12 fois, et tu pleures toujours.
Alors sur le conseil/prétexte de ta maman, je te mets sur le lit, et je m’allonge à coté de toi. Tu arrêtes de pleurer, tu te mets à jouer deux minutes, et puis on s’endort tous les 2, tranquillement.
Je me réveille 1 heure plus tard, et je me dis que c’est la 1ère fois que l’on fait un petit dodo tous les 2.

Ces traces sur mon bras

Il m’aura fallu du temps pour écrire ce billet. Et un peu de calme aussi. Il est pour vous, et étrangement, je le fais quand vous n’êtes pas là, près de moi.
Je voulais vous expliquer pourquoi j’avais mis vos noms sur ma peau. La volonté, à l’origine. J’avais 2 idées en tête, j’ai 2 idées en tête. Toutes bêtes.

La première, c’est que vous ferez toujours partie de ma vie. Il y a peu de choses pour lesquelles on peut se dire ça réellement, alors c’est important. Je sais qu’à partir de votre naissance (et même un peu avant, j’avoue), vous êtes entrés dans ma vie, et cela me marquera jusqu’au bout. J’ai beaucoup réfléchi à la question, à toutes les possibilités, et le constat est le même au final. Quoiqu’il arrive. Quoiqu’il arrive. Alors en faire une marque, c’est raisonnable en fait.

Et puis l’autre idée, c’est que je veux être fier de voir ces prénoms. Je les vois quand je suis en face à face devant la glace, et ils me renvoient à vous. Je me dis qu’en cas d’engueulade par exemple, si j’ai été assez con pour laisser des raisons se mettre entre nous, alors cette marque me rappellera combien vous êtes importants pour moi, et combien toutes ces raisons sont bidons.

Voilà. Alors si à un certain moment de votre vie, vous trouvez ça naze et que ça craint, soyez indulgent avec votre vieux père, et dites vous qu’il en est fier quand même.