Etre témoin de ton apprentissage est magique. Il y a d’abord eu ces mots que tu disais unitairement. Chaud, bibi, lili, chat, etc. Tu semblais tout comprendre et tu commençais à en exprimer quelques uns.
Puis le temps de lier 2 mots est arrivé : « parti pinpon », « dodo chat », « merci maman ». Cela a été une petite révolution pour toi, pour nous aussi.
Et dernièrement une nouvelle révolution est en marche. Elle a commencé en liant 3 mots : « c’est chaud maman ». Et nous on est restés subjugués devant ce petit bonhomme qui s’exprime.
Catégorie : Pour Lui
Ce que j’aime par dessus tout chez vous
Des petites choses ici et là. Je me dis que c’est ce que j’aime le plus.
Cla :
> L’odeur de ta peau
> Te prendre dans les bras quand tu te réveilles en pleine nuit en pleurant. Te rassurer, te recoucher.
> Quand tu rigoles avec ta soeur
> Quand tu me fais tes blagues de faire semblant de me donner une cuillère et qu’en fait c’est toi qui la mange.
Lili :
> Quand tu me racontes des choses que je ne sais pas, ou que tu me parles de gens que je ne connais pas
> Quand tu me dis i love you
> Quand d’un coup, je me rends compte que tu as grandi. Car tu portes un jean comme les grands, ou que tu me dis une phrase très bien construite.
> Quand tu rigoles avec ton frère
Noel 2012
Noel a commencé tôt, sans doute avec l’arrivée de 1ers catalogues de jouets en novembre. Puis le double calendrier de l’avent début décembre : un chacun, vous n’auriez pas compris autrement.
Double effet kiskool sur les calendriers : d’un coté vous étiez super contents chaque matin d’avoir votre petite surprise, de l’autre Cla n’avait pas encore bien compris le concept, et passait ensuite sa journée à demander à ouvrir une autre case pour avoir un autre chocolat (jusqu’aux pleurs!).
Nous souhaitions vous montrer que tout cela arrivait, et ca a bien fonctionné : à quelques jours de noel, vous étiez des coucous montés sur ressort. Surtout Lili, qui connaissait. Tu sautais litérallement partout : sur le canapé, sur les chaises, par terre. Et donc ton frêre qui reproduisait ensuite tes gestes. Pour la 1ere fois, je me suis dit « vivement le nouvel an ».
Il y a eu un pre-noel à la maison, avec votre papy, puis le réveillon chez ma mère avec les cousins/cousines. Vous étiez sommes toutes « à fond ». Et les cadeaux le 25 matin, évidemment. Je suis descendu avec Cla, et pour la 1ère fois, tu sembles avoir compris tout ce qu’il se passait, et que ces emballages brillants t’étaient destinés. Alors on a attendu Lili, votre cousin et votre cousine, et on a tout déballé ensemble : des « pinpons » pour lui, des « ohhhh, une tete à coiffer barbie!! et des bijoux!! » pour elle. Et pleins de sourires.
Tout l’amour
Il y a eu ce petit moment de doute, avant la 2ème naissance : arriverai-je à aimer si fort ce nouveau venu, comme l’autre? Je ressentais alors un truc un peu bizarre depuis 3 ans, avec Lili. Difficile à expliquer, mais cela ressemblait vraiment à ca dans ma tête:

Un gros coeur, un peu plus gros que moi, que je transportais partout.
Je me demandais alors s’il y allait encore y avoir de la place pour un nouvel amour. Je me suis posé la question 1 fois.
—
On y pense, 2mn, et puis on se reveille 3 mois après, de l’amour dans les mains. J’ai maintenant l’impression de transporter 2 coeurs dans les bras, un pour chacun d’entre vous. Je me suis dis que je suis fan de ce petit bonhomme, comme je suis fan de cette grande fille.
Il y a toujours…
…un ballon dans l’entrée, une voiture qui traine dans le couloir (et que je me prends la nuit quand je veux ne pas faire de bruit), des objets qui n’ont rien à faire là dans notre chambre à votre mère et moi, un chouchou qui traine sur une table, un livre à vous dans la voiture et des restes de gâteaux entre les sièges, un doudou sur la table à manger.
Des vêtements en pagaille dans la chambre, des dessins de Lili sur le confiturier, sur le bureau. Des couches, des crayons et des livres dans mon sac à dos, la table du salon remplie de feutres et de feuilles. Un bibi qui traine sous le canapé. Des bouts de jouets indescriptibles (et dont nous ne retrouverons sans doute jamais l’origine) dans des coins de pièces. Des bouts de légo, des pièces de puzzles, une chaussure de poupée, un faux billet venant d’un jeu, une vis en bois, un autocollant décollé.
Cela me fait sourire de voir ça un peu partout (et même si ça me saoule parfois aussi). Car toutes ces traces, c’est votre présence ici, alors ça va.
Chahut
Ca chahute, et je n’en perds pas une miette

Quand vous n’êtes pas là
Encore une fois, c’est le soir où vous n’êtes pas là que je me retrouve à vous écrire. A penser à vous 2, à me dire combien vous avez grandi, combien les dernières photos ici sont déjà obsolètes.
Je regarde les photos et je souris tout seul devant cet écran. C’est bien ca qui est incroyable, je souris à chaque fois.


Les petites peurs
Il y a eu un moment moins marrant. Toi Clarence, tu nous as fait quelques petites peurs, quelques crises ces dernières semaines. Un phénomène assez bizarre en fait.
Cela a commencé un soir, pendant ton biberon. Tu étais avec ta maman, elle m’a appelé pour que je constate le phénomène, mais je suis arrivé trop tard. Cela avait duré 5mn. Elle m’a dit que tu avais fait une crise, que tu te débattais fortement et étrangement.
Puis cela a recommencé quelques heures plus tard, en pleine nuit. Et là, j’étais aux 1eres loges, alors j’ai vu. Je t’ai vu pleurer à grosses larmes d’un coup, alors que tu dormais à poings fermés l’instant d’avant. Je t’ai vu te débattre, gesticuler dans tous les sens, et me sentir impuissant. Je t’ai pris dans les bras mais tu continuais à pleurer, comme si je n’avais rien fait. Tu pleurais et criais comme si tu souffrais intensément. J’avais beau essayer de te calmer, de te balader, de te faire boire, mais rien n’y faisait. J’avais peur de te lâcher tellement tu te démenais dans tous les sens. Quand ta maman s’est levée pour voir ce qu’il se passait, j’étais dans la cuisine, par terre, avec toi entre les bras. Complètement désabusé je pense. Clairement paniqué. J’avais peur que tu t’étouffes, que tu ais mal, qu’il se passe quelque chose de grave que je n’étais pas en mesure de gérer. Puis tu as arrêté. D’un coup, comme c’est venu, tu es redevenu adorable.
Alors on est partis aux urgences, tous les 4, en pleine nuit. Mais ils n’ont rien vu, ils n’ont pas compris : on leur parlait d’un démon que l’on arrivait même pas à fixer du regard, et ils avaient en face d’eux un bonhomme tout gentil, fatigué car encore debout à 2h du matin.
Puis ces « crises » se sont répétées. Cela s’est produit 5 fois en tout en 1 mois. Souvent autour du coucher. Comme on avait du mal à l’expliquer, on t’a filmé, et on l’a montré à notre médecin. Elle nous a conseillé une écho, pour mettre de coté quelque chose de grave et d’urgent. Effectivement, le fait grave semble avoir été écarté, mais il y a autre chose qui est peut être la source de tes maux : tu as de gros ganglions autour de l’intestin. Un truc nommé adénolymphite mésentérique apparemment. Rien à y faire si ce n’est soigner les symptômes ORL qui te provoqueraient ca en cascade. Alors on soigne…et on patiente. Et à chaque fois que tu te réveilles la nuit, on y pense, et on espère que cela ne recommence pas.