Noah, y dit que…

Depuis 2 semaines, dès que tu te rends compte qu’il faut dire les choses d’une certaine manière, et pas d’une autre, tu as recours à la même phrase : « Noah, y dit que… » et tu compares les 2 versions. Alors on a tout eu avec Noah (qui est un de tes camarades à l’école) : il sait pas donner à manger au chat, il sait pas mettre son pyjama, il sait pas ranger sa chambre, etc. Ca a l’air bien pratique cette figure de style, alors nous on écoute. Et quand on voit Noah le matin à l’école..ben on dit rien.

« Noa y dit que 5 c’est comme ca (elle montre 8 avec ses mains), alors que 5 c’est comme ca (elle montre 5) ».

Tes mots

Quelques uns de tes mots me font craquer…

Il y a ton présent de l’indicatif : je va, comme dans « je va le faire », ou « je va chez mamy »
Il y a ta relation de cause à effet récurrente grâce au fameux « paque« . « Paque c’est comme ca. »
Il y a ta fameuse cuillère de couleur marron, qui dans ta bouche devient « ma cuillère marronte« .

Et l’autre matin, je voulais te faire éteindre la télé, alors je t’ai dit que c’était fini les dessins animés. Et tu m’as séché quand tu m’as dit « la pub elle a dit y en a encore des dessins animés ».

Tes dessins

Depuis quelques temps, quand tu dessines, tu dessines des crabouillas. Tu prends chaque feutre, tu fais quelques traits, comme pour les essayer, puis tu changes de couleur. Jusqu’à temps d’avoir tout testé. Ca te plait bien.

Puis ce week end, pour la première fois, après avoir passé quelques jours en compagnie de ton cousin Martin qui dessine déjà super bien, tu t’es mis à dessiner une tête de bonhomme, très simplement, sans rien dire à personne.


Et après ce bonhomme, tu en as dessiné un autre, tout entier cette fois-çi. Ton 1er bonhomme.

Un dessin pour moi

Je rentre du boulot ce soir, et tu me dis que tu m’as fait un dessin aujourd’hui à l’école. Alors je suis super content.
Tu viens me voir avec ton dessin, tu me le montres, et je te dis : « c’est chouette ça, il est beau ton dessin. Et tu veux m’expliquer ce que tu as dessiné? »

Et tu me réponds simplement: « ben c’est un crabouilla, pake je suis petite »

conversations du soir

« Papa! Mathéo il m’a dit : « t’es moche! ». »
– « Ben c’est pas gentil. Et puis surtout, ce n’est pas vrai. »
Je ne m’y attendais pas à celle là. Je voulais en même temps te consoler, aller lui casser la gueule, et te rassurer sur le fait que tu es toute jolie. Finalement, je t’ai expliqué quelle répartie adopter dans ce genre de cas. A coup de « trompette en cornichon! » (copyright SamSam), et d’ensorcèlement (« abracadaschproutssh, je te transforme en souris! »).
Soit.

un bisou!

Je t’amène à la garderie le matin. Il y a toujours du monde, de l’agitation. Alors quand on arrive là bas, tu es un peu perdue pendant 2mn. Tu t’accroches à moi pour ne pas que je parte, et me bisoute. « encore un papa ». « un autre ». Et tu n’arrêtes plus.
Alors quand je ressors de là, je me dis « qu’est ce que je pourrai vouloir de plus? ».