ton petit vélo (enfin, ta draisienne)

Le père-noël a été cool, il a bien compris que tu étais attiré par les draisiennes. Alors, voilà, pour ton noël 2012, tu as eu un vélo rouge, flambant neuf et classe.
La période d’adaptation a été de 18 secondes, puis tu t’es senti à l’aise…en intérieur tout d’abord, et très vite à l’extérieur. Alors en ces mois d’hiver, il caille grave ici dehors, il pleut beaucoup, mais toi, à chaque fois que tu le vois, tu nous demandes un « ti tour vélo ».
Alors on marche dans le quartier, avec toi à coté qui fusse. Tu vas plus vite que Lili même. Tu t’amuses à montrer les trottoirs, les descendre.
On espérait que ça t’apprennes l’équilibre…on se dit que cela va peut être devenir ta passion 🙂


Lisboa

Quelques jours à Lisbonne, tous les 4, pour fêter cette nouvelle année qui arrive. En vérité, pour passer quelques jours tranquilles en famille restreinte, après avoir vu tout ce monde à Noël. Et puis aussi, dans ma tête, pour valider le fait que l’on puisse partir tous les 4 en vacances, sans que cela soit trop éprouvant pour chacun d’entre nous. Que vous soyez assez grands, que l’on soit assez zen.
Le résultat est là : très agréable. Pleins de découvertes, Lili qui prend des photos et baragouine un peu d’anglais. Clarence qui marche beaucoup + qu’on ne l’aurait imaginé.
Évidemment, il faut s’arrêter toutes les 10mn, prendre des chocolats chauds au milieu du trajet, manger pleins de pâtisseries pour vous faire avancer, et rythmer les journées de sieste. Mais cela nous va bien.

Quand tu lies les mots

Etre témoin de ton apprentissage est magique. Il y a d’abord eu ces mots que tu disais unitairement. Chaud, bibi, lili, chat, etc. Tu semblais tout comprendre et tu commençais à en exprimer quelques uns.
Puis le temps de lier 2 mots est arrivé : « parti pinpon », « dodo chat », « merci maman ». Cela a été une petite révolution pour toi, pour nous aussi.
Et dernièrement une nouvelle révolution est en marche. Elle a commencé en liant 3 mots : « c’est chaud maman ». Et nous on est restés subjugués devant ce petit bonhomme qui s’exprime.

Ce que j’aime par dessus tout chez vous

Des petites choses ici et là. Je me dis que c’est ce que j’aime le plus.

Cla :
> L’odeur de ta peau
> Te prendre dans les bras quand tu te réveilles en pleine nuit en pleurant. Te rassurer, te recoucher.
> Quand tu rigoles avec ta soeur
> Quand tu me fais tes blagues de faire semblant de me donner une cuillère et qu’en fait c’est toi qui la mange.

Lili :
> Quand tu me racontes des choses que je ne sais pas, ou que tu me parles de gens que je ne connais pas
> Quand tu me dis i love you
> Quand d’un coup, je me rends compte que tu as grandi. Car tu portes un jean comme les grands, ou que tu me dis une phrase très bien construite.
> Quand tu rigoles avec ton frère

les petits rituels

Les petits rituels : c’est toi qui les casse quand tu n’en as plus besoin.

Voilà ce qui trotte dans ma tête depuis un certain temps. Par-ci, par-là, je le remarque. Le matin en te déposant à la garderie avant l’école, tu me demandais tout le temps un coucou par la fenêtre avant de partir. Et moi, je le faisais pour toi au début. Puis par plaisir. Alors quand je me retrouve seul devant la fenêtre parce que tu es déjà en train de jouer avec une copine, je me dis que tu grandis.

Noel 2012

Noel a commencé tôt, sans doute avec l’arrivée de 1ers catalogues de jouets en novembre. Puis le double calendrier de l’avent début décembre : un chacun, vous n’auriez pas compris autrement.
Double effet kiskool sur les calendriers : d’un coté vous étiez super contents chaque matin d’avoir votre petite surprise, de l’autre Cla n’avait pas encore bien compris le concept, et passait ensuite sa journée à demander à ouvrir une autre case pour avoir un autre chocolat (jusqu’aux pleurs!).

Nous souhaitions vous montrer que tout cela arrivait, et ca a bien fonctionné : à quelques jours de noel, vous étiez des coucous montés sur ressort. Surtout Lili, qui connaissait. Tu sautais litérallement partout : sur le canapé, sur les chaises, par terre. Et donc ton frêre qui reproduisait ensuite tes gestes. Pour la 1ere fois, je me suis dit « vivement le nouvel an ».
Il y a eu un pre-noel à la maison, avec votre papy, puis le réveillon chez ma mère avec les cousins/cousines. Vous étiez sommes toutes « à fond ». Et les cadeaux le 25 matin, évidemment. Je suis descendu avec Cla, et pour la 1ère fois, tu sembles avoir compris tout ce qu’il se passait, et que ces emballages brillants t’étaient destinés. Alors on a attendu Lili, votre cousin et votre cousine, et on a tout déballé ensemble : des « pinpons » pour lui, des « ohhhh, une tete à coiffer barbie!! et des bijoux!! » pour elle. Et pleins de sourires.

Tout l’amour

Il y a eu ce petit moment de doute, avant la 2ème naissance : arriverai-je à aimer si fort ce nouveau venu, comme l’autre? Je ressentais alors un truc un peu bizarre depuis 3 ans, avec Lili. Difficile à expliquer, mais cela ressemblait vraiment à ca dans ma tête:

Un gros coeur, un peu plus gros que moi, que je transportais partout.
Je me demandais alors s’il y allait encore y avoir de la place pour un nouvel amour. Je me suis posé la question 1 fois.


On y pense, 2mn, et puis on se reveille 3 mois après, de l’amour dans les mains. J’ai maintenant l’impression de transporter 2 coeurs dans les bras, un pour chacun d’entre vous. Je me suis dis que je suis fan de ce petit bonhomme, comme je suis fan de cette grande fille.

Il y a toujours…

…un ballon dans l’entrée, une voiture qui traine dans le couloir (et que je me prends la nuit quand je veux ne pas faire de bruit), des objets qui n’ont rien à faire là dans notre chambre à votre mère et moi, un chouchou qui traine sur une table, un livre à vous dans la voiture et des restes de gâteaux entre les sièges, un doudou sur la table à manger.
Des vêtements en pagaille dans la chambre, des dessins de Lili sur le confiturier, sur le bureau. Des couches, des crayons et des livres dans mon sac à dos, la table du salon remplie de feutres et de feuilles. Un bibi qui traine sous le canapé. Des bouts de jouets indescriptibles (et dont nous ne retrouverons sans doute jamais l’origine) dans des coins de pièces. Des bouts de légo, des pièces de puzzles, une chaussure de poupée, un faux billet venant d’un jeu, une vis en bois, un autocollant décollé.
Cela me fait sourire de voir ça un peu partout (et même si ça me saoule parfois aussi). Car toutes ces traces, c’est votre présence ici, alors ça va.